Toulouse Hypnose

Au début des années 1980, Jean Godin importa en France l’hypnose dite « Ericksonienne ». Nous eûmes le privilège d’être formés par les élèves de ce remarquable psychiatre.  L’hypnose enseignée à cette époque était en accord avec la psychologie de cette deuxième partie du vingtième siècle. Elle était marquée du bon sens pratique et des intuitions d’Erickson. Elle présentait cependant une faiblesse : Ni Milton Erickson, ni ses principaux élèves n’avaient réalisé d’étude clinique sérieuse. L’enseignement reposait sur des cas cliniques isolés, belles histoires qui mettaient en valeur le génie créateur d’Erickson. Elles ne pouvaient pas être reproduites pour une évaluation. Trente années plus tard, le monde a changé. La technique hypnotique qui convenait aux patients américains des années 60-80 du siècle dernier ne conviennent plus aux patients de notre époque. La psychologie a évolué ainsi que les connaissances dans le domaine des neurosciences et de la psychologie expérimentale. Des théories qui ont été suivies à la lettre à leur époque, comme celles de Freud, de Piaget, de Lacan. Elles sont sérieusement remises en question a partir de faits vérifiés selon les critères de raison, de réflexion et d’expérimentation reproductibles. La notion de conscience est au cœur de ces innovations « révolutionnaires ». L’hypnose, outil puissant d’activation de conscience, est devenue un outil de recherche très estimé et utilisé de plus en plus fréquemment par les chercheurs étudiant la conscience. Ces recherches ont montré que le concept et le mot hypnose sont devenus désuets et inappropriés pour décrire la réalité du fonctionnement cérébral au cours de la transe…. dite hypnotique. Ces réflexions et notre expérience personnelle nous ont amené à délaisser le vieux mot hypnose (cf histoire de la conscience) pour adopter et promouvoir le nouveau concept : activation de conscience. Nos formations suivent ce cheminement qui est la voie sur laquelle nous avançons et travaillons depuis trois décennies.